Les carnets du Khan – 09/09/2025

Retour de l’Île.

Là-bas, peu d’extrême si ce n’est de beauté. Des montagnes au nom emphatique ou énigmatique (le pas de l’âne, la montagne), des côtes découpées et des falaises filant vers le bleu. Là-bas, peu de froid, un vent qui caresse la peau au petit matin quand le réveil vient. Des marches, parcours de pierre et de cailloux, des courses de sentier, dans une légèreté incomparable.

Là-bas, se dire que la montagne en grand est un rêve cauchemardesque, que la montagne en Île est un pur bonheur. Et regarder, de loin, avec appréhension ou incompréhension, les relevés de température qui jalonnent mon attente.

Température au sommet du Khan Tengri -20°

Température ressentie au sommet du Khan Tengri -39°

Là-bas, le ressenti est tout de finesse. Seul, le vent rappelle les éléments. Le vent, oui, le vent qui t’emporte comme sur une arête vertigineuse. Le vent qui se rebelle contre trop de beauté, trop de plaisir et te pousse contre la pierre, te colle contre le sol, t’angle au-dessus de la terre. Le vent puissant des Cyclades qui fait mieux qu’imiter le vent des hautes montagnes, qui le surpasse, qui fait tourner tes bras comme un vulgaire moulin et t’invite, ricanant, dans des extrêmes météorologiques inattendus.

Température au sommet du mont Ida 10°

Température ressentie au sommet du mont Ida 7°

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